Une soirée d’hiver idéale… sur le papier
Le 1er janvier 2026, j’ai décidé de commencer l’année sous les étoiles. Toute l’après-midi est consacrée à l’installation du matériel, sous un soleil radieux, mais dans une ambiance déjà bien hivernale : 5 °C seulement. Le ciel est limpide, l’air sec, et tout laisse présager une belle nuit d’observation. À la tombée de la nuit, la température chute rapidement pour atteindre –2 °C. Le froid est bien présent, mais le ciel tient ses promesses. Le seeing est globalement bon, même si la turbulence reste perceptible par moments — une situation classique en plein hiver.

La Grande Tache Rouge, visible sur certaines images de cette séance, est un immense anticyclone présent dans l’atmosphère de Jupiter depuis au moins le XVIIᵉ siècle. Cette tempête géante, plus vaste que la Terre, se distingue par sa teinte rougeâtre, dont l’intensité varie au fil des années en fonction de la chimie atmosphérique et du rayonnement solaire. Animée de vents extrêmement violents, elle interagit en permanence avec les bandes nuageuses environnantes, ce qui explique ses déformations et son évolution progressive. En imagerie planétaire, la Grande Tache Rouge constitue un excellent indicateur de résolution et de qualité de capture : sa détection et la finesse de ses contours témoignent à la fois du potentiel du télescope, des conditions de turbulence et de la précision de la mise au point.

De la Lune à Jupiter
La séance débute par l’imagerie lunaire, idéale pour vérifier la collimation, la stabilité mécanique et la mise en température du tube. Une fois ces premières images réalisées, je redirige le télescope vers Jupiter, qui monte progressivement dans le ciel. La planète culmine à plus de 60° de hauteur, offrant des conditions favorables à l’imagerie planétaire à haute résolution.

Première prise en main du Celestron Edge HD 9.25
Cette séance marque mes premières images avec le Celestron Edge HD 9.25, un tube exigeant mais réputé pour son excellent potentiel en planétaire. Malgré une turbulence encore présente, j’ai pu capturer plusieurs séquences exploitables. Les bandes équatoriales sont bien visibles, la structure atmosphérique commence à se dévoiler, et la Grande Tache Rouge est identifiable sur certaines images.
Cette première expérience confirme plusieurs points :
- le tube offre un excellent niveau de détail,
- la combinaison avec la ZWO ASI 462 MC est très prometteuse,
- la mise au point reste un axe de progression important, particulièrement à cette focale.
Réglages de capture
Les acquisitions ont été réalisées avec SharpCap, en privilégiant une configuration stable et prudente pour cette première prise en main du tube.
🔧 Paramètres principaux
- Temps de pose : ~23 ms
- Gain : 269
- Fréquence d’images réelle : ~43 images/seconde
- Durée des séquences : ~70 secondes
- Nombre d’images par vidéo : ~3 000 images
📐 Zone de capture
- ROI : 768 × 972 pixels
Ce cadrage volontairement large permettait de conserver Jupiter et ses satellites tout en facilitant le centrage lors de cette première séance.
Acquisition et matériel utilisé
- Télescope : Celestron Edge HD 9.25
- Monture : Celestron AVX
- Caméra : ZWO ASI 462 MC
- Barlow : Celestron 2×
- Logiciel de capture : SharpCap

Malgré une nuit très froide et une turbulence parfois présente, cette première séance avec le Celestron Edge HD 9.25 constitue une étape importante. Elle marque le début d’une nouvelle phase d’exploration planétaire, avec un instrument offrant de belles perspectives pour les futures oppositions de Jupiter.
L’apprentissage ne fait que commencer… mais la planète géante a déjà livré de précieux indices sur ce que ce tube est capable de révéler

